L’incontinence urinaire concerne les hommes comme les femmes.
Définition de l’incontinence urinaire
La société savante internationale sur l’incontinence ICS (International Continence Society) définit l’incontinence urinaire comme toute plainte relative à une fuite involontaire d’urine.
Dans cette définition, le « volume » des fuites et leur fréquence n’ont pas d’importance : c’est la gêne occasionnée par ces fuites qu’il convient de prendre en compte.
L’incontinence urinaire n’est pas tout à fait comparable chez les hommes et chez les femmes.
Les différents types d’incontinence urinaire
Il existe différents types d’incontinence urinaire :
- l’incontinence d’effort, la plus fréquente, qui touche jusqu’à 50 % des femmes et survient lors d’une toux, d’un éternuement, du port d’une charge lourde… ;
- l’hyperactivité vésicale, qui représente 20 % des incontinences urinaires, se traduit par des envies pressantes impossibles à retenir ;
- l’incontinence urinaire mixte, qui combine ces 2 types et représente 30 % des incontinences urinaires.
L’incontinence urinaire est associée à une incontinence anale dans près d’un quart des cas chez les personnes âgées.
L’incontinence urinaire, une maladie ?
L’incontinence urinaire n’est pas une maladie, mais un symptôme. Elle peut, dans le cas de l’incontinence liée à d’effort, être uniquement « mécanique ».
Si l’incontinence se traduit par des envies pressantes, elle peut être due à une infection urinaire ou encore à une maladie neurologique.
Chez l’homme, l’incontinence urinaire est souvent la conséquence d’une maladie de la prostate (augmentation du volume, c’est-à-dire hypertrophie, ou cancer).
C’est pourquoi il convient de consulter un médecin pour toute fuite urinaire, pour s’assurer qu’une maladie grave n’est pas en cause.