Dans certains cas, des médicaments peuvent aider à réduire les fuites urinaires. Cela concerne surtout l’incontinence due à une vessie hyperactive.
Les médicaments contre l’incontinence
Lorsque l’incontinence est liée à des contractions anormales de la vessie (hyperactivité vésicale), le médecin peut prescrire un médicament dit « anticholinergique ».
Ces médicaments permettent de limiter les contractions de la vessie, réduisant ainsi la fréquence des envies pressantes :
- Les médicaments les plus souvent prescrits sont le chlorhydrate d’oxybutine (Ditropan®, Driptane®), le tartrate de toltérodine (Détrusitol®), le chlorure de trospium (Ceris®)…
- Ils sont efficaces mais peuvent entraîner certains effets indésirables de type sécheresse buccale, constipation, irrégularité du rythme cardiaque…
- Ils sont par ailleurs contre-indiqués en cas de troubles cognitifs, notamment chez les personnes âgées.
- Les médicaments doivent être associés à des mesures hygiéno-diététiques (répartition des boissons dans la journée…).
- Selon les résultats d’une étude parue dans The Journal of Clinical Pharmacology, ils sont également responsables d’une augmentation des risques de dépression, des risques d’autant plus importants que le patient est jeune.
Le médicament contre l’incontinence : en pratique
Le médicament est prescrit pour douze semaines environ. En fonction des résultats et des effets indésirables, il peut ensuite être poursuivi (en réduisant la dose), ou arrêté puis repris en cas de retour des troubles urinaires.
L’efficacité maximale de l’oxybutynine, de la toltérodine et du chlorure de trospium est atteinte après 5 à 8 semaines de traitement. Il est donc nécessaire d’être patient et de poursuivre le traitement comme recommandé par le médecin.
On peut évaluer leur efficacité en tenant un catalogue mictionnel.
Médicament contre les infections urinaires
Dans certains cas, l’incontinence urinaire est passagère et liée à une infection urinaire. Il faut alors traiter l’infection avec des antibiotiques, choisis en fonction de l’antibiogramme.
Ménopause et incontinence
La ménopause s’associe à une chute du taux d’œstrogènes, qui induit un relâchement des muscles du plancher pelvien. Cela peut contribuer à déclencher ou à aggraver une incontinence urinaire féminine.
Un traitement hormonal substitutif, qui est le traitement hormonal de la ménopause, peut être prescrit pour limiter ces troubles.
Médicament contre l’énurésie nocturne : la desmopressine
La desmopressine est un médicament qui agit sur la fabrication d’urine et l’inhibe.
Elle est parfois prescrite pour quelques semaines et son efficacité est reconnue. L’enfant doit faire attention à ne pas boire après avoir pris le médicament pour éviter que l’eau ne s’accumule dans son corps. Pour en savoir plus, consultez votre médecin.