Examen chirurgical destiné à établir un diagnostic face à certains symptômes, l’urétéroscopie consiste en l’exploration d’une partie du système urinaire de l’homme. C’est un examen peu invasif mais qui peut comporter des risques. En quoi consiste cette exploration et comment est-elle pratiquée ? Nous faisons le point ensemble.
Urétéroscopie et anatomie du système urinaire
Le système urinaire est composé des différents organes suivants, à chacun leur fonction :
- Les reins, situés en haut et sur l’arrière de l’abdomen. Ils mesurent environ 12 cm de haut et contiennent des cavités (calices) chargées de recueillir les urines.
- Depuis le bassinet (situé dans le rein), un canal fin conduit les urines du rein vers la vessie : c’est l’uretère. Il mesure environ 20 cm de long et est divisé en 3 portions : le tiers supérieur (uretère lombaire), le tiers moyen (uretère iliaque) et le tiers inférieur (uretère pelvien). Les deux uretères (droit et gauche) conduisent les urines vers la vessie.
- La vessie est le réservoir des urines, qui s’évacuent de la vessie (miction) par un canal appelé urètre.
Principe de l’urétéroscopie
L’urétéroscopie permet d’accéder à l’uretère et aux cavités rénales à des fins diagnostiques ou thérapeutiques. Elle est indiquée en cas de calculs urinaires (lithiases), d’anomalies urétérales (jonction pyélo-urétérale, sténose, etc.), de polypes et de tumeur de la voie excrétrice supérieure.
Comme toutes les explorations techniques, cet examen est fait au moyen d’un appareil, ici appelé l’urétéroscope. C’est un instrument optique d’environ 3 mm de diamètre qui contient un canal de travail à travers lequel divers instruments sont introduits.
Il existe 2 types d’urétéroscope, certains métalliques et rigides et d’autres plus flexibles : les premiers sont utilisés pour les calculs du bas uretère, les seconds permettent de monter jusqu’au niveau du rein et de fragmenter le calcul avec une source d’énergie laser.
Urétéroscopie : comment se déroule l’intervention ?
Le plus souvent sous anesthésie générale, l’urétéroscope est introduit par voie naturelle dans la vessie. Il est ensuite introduit dans l’uretère où a été préalablement placé un fil guide, puis il remonte jusqu’aux cavités rénales selon la localisation du calcul ou de la lésion à traiter.
Les calculs urinaires peuvent être extraits directement grâce à des instruments adaptés ou faire l’objet d’une fragmentation préalable par divers procédés tels que le laser ou le lithotripteur balistique. Les tumeurs de l’uretère et des cavités rénales peuvent faire l’objet d’une biopsie et être détruites par un laser.
Lors de l’intervention, l’urologue est amené à s’aider d’un appareil de radioscopie qui lui permet d’effectuer des clichés et de se repérer. À la fin de l’intervention, une sonde, appelée sonde JJ, peut être laissée en place :
- si l’intervention est longue et/ou compliquée ;
- s’il y a persistance de multiples fragments de calcul ;
- si l’uretère est inflammatoire ou hémorragique.
Complications possibles liées à une urétéroscopie
Deux complications peuvent survenir : l’infection urinaire post-opératoire (prévenue par le contrôle de la stérilité des urines) et le stripping de l’uretère. Il s’agit d’un arrachement de l’urétère.
Une réimplantation est alors réalisée durant le même temps opératoire, avec un taux d’échec important. Le risque est alors la destruction ou l’ablation du rein.