Dysurie

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Les troubles mictionnels ou difficultés à uriner sont souvent inquiétants tant ils touchent à notre intimité la plus profonde. Parmi eux, la dysurie peut se manifester à tout âge et être la conséquence de plusieurs facteurs. Voyons lesquels et comment y remédier.

Symptômes de la dysurie

La dysurie est un événement de santé qui se traduit par une miction irrégulière. Cette anomalie provoque une difficulté à évacuer complètement la vessie. La dysurie peut apparaître de manière progressive ou bien brutalement.

Elle se manifeste par différents symptômes :

  • un retard à l'émission des premières urines,
  • la diminution de la puissance du jet,
  • un jet en arrosoir,
  • des gouttes retardataires une fois la miction terminée,
  • la nécessité de pousser pour débuter ou finir la miction,
  • une miction saccadée,
  • la sensation de ne pas avoir fini d'uriner.

Bon à savoir : la dysurie ne doit pas être confondue avec la pollakurie qui se manifeste par une envie d'uriner fréquente et qui est liée à une sensation de « vessie pleine », conséquence d'une vessie présentant une irritation.

Dysurie : causes

On trouve plusieurs causes lors d'une dysurie :

  • Des troubles neurologiques : compression médullaire lente (compression de la moelle épinière ou de l'une de ses racines), syndrome extrapyramidal ou sous-cortical, maladie de Parkinson ou sclérose en plaques peuvent provoquer une dysurie.
  • Un blocage fonctionnel : un obstacle bloquant le passage de l'urine au niveau de l'urètre ou un rétrécissement du diamètre de l'urètre peuvent réduire le débit urinaire.
  • Des infections telles que l'herpès et le zona.
  • Un fécalome.
  • Un prolapsus génital (descente d'organes chez la femme).
  • Une tumeur pelvienne.
  • L'adénome de la prostate : l'augmentation avec l'âge du volume de la prostate est la cause de la majorité des cas de dysurie chez l'homme après 50 ans. En augmentant de volume, la prostate va alors comprimer l'urètre et provoquer les troubles mictionnels.

Bon à savoir : avec l’âge et notamment chez la femme, le vieillissement du muscle de la vessie occasionne une diminution de la force du jet.

Complications de la dysurie

Si la dysurie n'est pas traitée, elle peut entraîner des conséquences plus ou moins sérieuses comme :

  • une infection urinaire (bactéries dans la vessie) ;
  • une pyélonéphrite ;
  • la formation de calculs dans la vessie ;
  • une insuffisance rénale.

Dès l'apparition des premiers symptômes de dysurie (et spécialement chez l'enfant), il est impératif de consulter un médecin afin de pratiquer des examens et de mettre en place un traitement adéquat.

Bon à savoir : il ne conviendra pourtant pas de s'inquiéter d’avoir un jet affaibli lorsque la vessie est peu remplie ou, au contraire, beaucoup trop remplie.

Dysurie : diagnostic et traitement

Afin de diagnostiquer une dysurie, on réalisera plusieurs examens essentiels :

  • Une débitmétrie : c'est un examen qui est réalisé lors de la consultation dans un service d'urologie où la miction se fait dans des toilettes équipées d’un ordinateur qui calcule à chaque instant le débit du jet urinaire et reproduit en fin de miction la courbe qui caractérise la miction du patient.
  • La quantification du résidu post-mictionnel : la vessie en temps normal se vide complètement. En cas d’obstacle sévère, la contraction s’arrête avant d’avoir vidé complètement la vessie si bien qu’un certain volume d’urines (résidus) reste dans la vessie.
  • Un bilan uro-dynamique en particulier quand une cause neurologique est évoquée.
  • Une fibroscopie vésicale.

Le traitement de la dysurie dépendra essentiellement de la cause de celle-ci :

  • prise d'antibiotiques lors d'infections urinaires,
  • exérèse chirurgicale lors de la présence d'obstacles urinaires,
  • rééducation des sphincters de la vessie.

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