Le terme pyurie désigne la présence de pus dans les urines, révélateur d’une infection bactérienne.
Les urines sont normalement stériles. Seuls quelques micro-organismes peuvent provoquer des infections. On les appelle encore agents pathogènes. Les autres sont inoffensifs. Faisons le point ensemble.
Pyurie : qu’est-ce que c’est ?
Les infections urinaires sont très fréquentes, surtout chez les femmes. Une infection est due à la pénétration et la multiplication d’un agent infectieux dans le corps humain.
Exemple : le tube digestif, les voies génitales, l’appareil respiratoire haut et la peau sont recouverts d’un ensemble d’espèces bactériennes que l’on appelle la flore bactérienne saprophyte.
On oppose la flore bactérienne saprophyte, physiologique à une flore bactérienne pathogène, responsable d’infection. Nous pouvons être exposés à 4 types d’agents infectieux : les bactéries, les virus, les champignons, les parasites.
Afin d’identifier l’agent infectieux en cause, on prélève un fluide biologique suspect d’infection et on l’analyse en laboratoire.
Symptômes urinaires en cas de pyurie
Les infections de l’appareil urinaire ne donnent pas les mêmes symptômes, qu’il s’agisse d’une infection de la vessie appelée cystite ou d’une infection du rein dite pyélonéphrite.
Les symptômes d’une cystite sont les suivants :
- brûlures mictionnelles, gène ou douleur sus-pubienne ;
- pollakyurie : mictions fréquentes et en petite quantité ;
- impériosités : envies pressantes, urines troubles voir hématurie (présence de sang dans les urines).
D’autres signes sont associés lorsqu’il s’agit d’une prostatite ou d’une pyélonéphrite : fièvre, douleur lombaire ou de prostate, syndrome inflammatoire à la prise de sang : élévation de la protéine C réactive ou CRP.
Pyurie : examens urinaires
La bandelette urinaire n’est pas analysée dans un laboratoire. Il s’agit d’un test de détection rapide, utile au diagnostic d’une cystite simple. L’ECBU est indiqué en cas de cystites à répétition, pyélonéphrites et prostatites. Néanmoins, d’autres examens plus spécifiques permettent de mettre en évidence une prostatite, notamment le dosage du PSA total.
Examen par bandelette urinaire
La bandelette urinaire est plongée dans les urines prélevées. Les données d’intérêt sont directement lisibles via la coloration de petites vignettes imbibées de réactifs. Lorsque les urines sont infectées, deux marqueurs changent de coloration : les leucocytes (globules blancs) et les nitrites.
D’autres données telles que la présence de protéines, de sucre ou le pH sont disponibles. En cas de cystite simple, un traitement antibiotique monodose de type Monazol est suffisant.
Examen urinaire de pyurie : ECBU
L’examen cytobactériologique urinaire est indispensable à la prise en charge des cystites à répétition, pyélonéphrites et prostatites. Il doit impérativement être pratiqué avant la prise d’antibiotiques.
Le biologiste recueille les paramètres suivants :
- La cytologie : compte des globules blancs et globules rouges, positifs si > 10 éléments/mm3.
- La bactériologie : identification et compte des germes, seuil de positivité variable selon la bactérie identifiée, généralement > 103 UFC/mL (unités formant colonies). Cette identification est couplée à un antibiogramme.
Ainsi, le traitement antibiotique est adapté à la bactérie causale de l’infection. On utilisera toujours en première intention les antibiotiques les plus communs.